Le visa de travail italien (visa D) est la principale voie d'accès pour les ressortissants de pays tiers souhaitant travailler en Italie, suivi d'un permis de séjour de longue durée. Ce guide explique les conditions d'éligibilité, la procédure de demande et les principales exigences pour vous aider à comprendre comment travailler et vous installer légalement en Italie.
Les ressortissants de pays tiers souhaitant vivre et travailler en Italie doivent d'abord obtenir un visa de travail national (appelé visa D) pour entrer dans le pays. Une fois en Italie, ils doivent demander un permis de séjour (Permesso di Soggiorno) dans les huit jours suivant leur arrivée pour pouvoir vivre et travailler légalement.
Cette double exigence garantit que les citoyens non européens se conforment à la fois aux règles d’entrée en matière d’immigration et aux procédures d’autorisation dans le pays.
Étape 1 : L'employeur obtient l'autorisation de travail (Nulla Osta / permis de travail)
L'employeur italien doit demander une autorisation de travail (Nulla Osta) auprès du Guichet unique pour l'immigration (Sportello Unico Immigrazione) de la province où le poste est situé. Cette démarche est soumise aux quotas annuels prévus par le Décret Flussi, sauf si le poste en est exempté.
Étape 2 : Demander le visa D au consulat ou à l'ambassade d'Italie
Une fois l'autorisation de travail approuvée, le travailleur demande un visa national de travail de long séjour (type D) auprès du consulat ou de l'ambassade italienne de son pays de résidence, en soumettant la demande de visa accompagnée du Nulla Osta.
Étape 3 : Entrez en Italie et signez le Contratto di Soggiorno
Après être entré en Italie avec le visa D, le travailleur doit signer le Contratto di Soggiorno (contrat de résidence) dans les 8 jours suivant son arrivée.
Étape 4 : Demander le Permesso di Soggiorno (permis de séjour)
La demande de permis de séjour doit être déposée soit au bureau de poste (en utilisant le « kit » d'immigration) soit au bureau local d'immigration (Questura), accompagnée des documents nécessaires tels que le contrat signé, le visa et la preuve d'hébergement.
Étape 5 : Biométrie et retrait du permis
Le demandeur se présente à un rendez-vous pour fournir ses empreintes digitales, ses photographies et autres données biométriques. Après traitement, le permis de séjour (Permesso di Soggiorno) est délivré, lui donnant le droit légal de vivre et de travailler en Italie.
Vous trouverez ci-dessous les principaux types de visas et les voies de travail pour les ressortissants non européens souhaitant travailler en Italie, ainsi que les personnes généralement éligibles :
L'Italie réglemente l'entrée des travailleurs non européens grâce à un système de quotas annuels appelé Decreto Flussi. Pour 2025, le gouvernement a fixé un quota total de 181 450 places réparties entre les catégories de travailleurs non saisonniers, saisonniers et indépendants. Mi-2025, le gouvernement a également approuvé un projet de plan triennal (2026-2028) prévoyant l'octroi de 497 550 nouveaux visas de travail sur cette période, dont 164 850 en 2026.
| Année / Période | Quota total / Entrées prévues | Décomposition / Notes |
| 2025 | 181,450 totale | 70 720 emplois non saisonniers ; 110 000 emplois saisonniers ; 730 emplois indépendants |
| 2026 (première année du plan triennal) | 164 850 entrées prévues | Allocation initiale dans le cadre du régime pluriannuel |
| 2026–2028 (cumulatif) | 164 850 entrées prévues | Réparti sur les trois années (2026, 2027, 2028) |
| 2027 / 2028 (projeté) | ~165,850 / ~166,850 | Des augmentations progressives chaque année dans le cadre du projet de programme |
Remarques :
Le tableau suivant présente les frais standards pour les visas nationaux (long séjour) et les cartes de séjour en Italie, ainsi que les frais administratifs associés :
| Type de frais | Frais |
| Frais de visa (visa national D, non USV) | € 116 |
| Permis de séjour (3 à 12 mois) | € 40 |
| Permis de séjour (12 à 24 mois) | € 50 |
| Long terme / CE / Intra-entreprise / Hautement qualifié | € 100 |
| Kit administratif / postal | ~ 30 XNUMX € |
| Émission de carte électronique / frais | ~ 30.46 XNUMX € |
| Timbre fiscal (marca da bollo) | € 16 |
Le délai de traitement d'un visa de travail et d'un permis de séjour en Italie peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment la disponibilité des quotas annuels, la rapidité d'approbation de l'autorisation de travail (nulla osta), la charge de travail du consulat italien traitant votre demande et la planification des contrôles de police (Questura) une fois sur place. Bien que la loi italienne exige que les permis de séjour soient délivrés dans les 60 jours suivant la demande, la procédure complète prend généralement de 2 à 6 mois.
| Stage | Chronologie typique |
| L'employeur obtient l'autorisation de travail (Nulla Osta) | Quelques semaines à plusieurs mois, selon les quotas |
| Demande de visa au consulat italien | 2 à 8 semaines, selon la charge de travail du consulat |
| Entrée en Italie et contrat de résidence (Contratto di Soggiorno) | Dans les 8 jours suivant l'arrivée |
| Délivrance du permis de séjour (Permesso di Soggiorno) | Légalement dans un délai de 60 jours, mais souvent de 2 à 4 mois dans la pratique |
Le rôle de l'employeur
Documents que l'employeur doit fournir
À leur arrivée en Italie avec un visa de long séjour (de travail), les ressortissants de pays tiers doivent effectuer les démarches suivantes dans un délai de huit jours pour régulariser leur séjour :
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